J'aimerai bien l'essayer… Qui m’en prête un ?… Ou me donne accès pour en jouer?… [idf]
Sinon, n’hésitez pas à partager ici si vous en possédez un ou si vous l’avez essayé… Je l’espère longuement… On trouve un test chez Fanz d’un autre Éric
Dans les caractéristiques, j’apprécie son clavier à 5 octaves (Fatar sensible à la vélocité), sa stéréo et son panel mais bien évidemment l'ensemble de celles-ci qui constituent un point de départ avant de pouvoir y poser ses doigts. Est-ce qu’il a une bonne ergonomie ?… Esthétiquement (clin d’œil à une récente rencontre analogique), il me semble pas mal.
• 14,5kg, ce n'est pas pour me déplaire (le transport est encore possible).
• Une interrogation : 8 voies de polyphonie ; Le PolyBrute a 12 voies et 23kg.
• Une déception : il n’a pas de pression polyphonique comme sur l’Hydrasynth.
• Combien de temps ? : A l’allumage, il serait un peu long pour se mettre en route.
Présentation :
Au niveau sons…
J’ai écouté des échantillons. J’ai relevé celui-ci de Push-pull (sur Fanz dans l'essai de synthwalker) que je préfère
Muse_&audio 13 Push-Pull - Zen Garden Split …
Salut Erd
Ce serait bien le diable qu'il n'y en ait pas un en démo à Paris. Ça fait un bout de temps que je ne m'y suis pas rendu. Le mois d'août sera peut être propice.
Salut dajhne … et tous
Effectivement, je viens de voir sa disponibilité en magasin…
J'ai du taf à accomplir et le magasin ne ferme pas… Je viens de vérifier : il est en démonstration.
En rentrant d’Ardèche, en ramenant Push et Pullette à la maison, je n’ai pas pu m’abstenir de jouer quelques notes et accords sur le Moog Muse. Quel synthé!!! Ca sera mon cadeau de Noël, c’est certain…je serai cependant obligé de vendre quelques machines, car pour l’instant, la place me manque.
J’avais essayé le Moog One dans un magasin de musique à Berne il y a 3 ou 4 ans. C’était pas mal non plus, mais je n’ai pas accroché à son interface. Je l’ai certainement joué pendant une bonne heure, et j’avoue que ce n’était pas facile d’obtenir un résultat convaincant. J’ai eu l’impression que le Muse offre un sweetspot bien plus large et que l’on obtient un résultat sonore bien plus rapidement que sur le Moog One.
J’avais lu une fois un avis sur un forum ricain d’un gars qui considérait que le Moog One c’est comme un SUV récent avec tous les raffinements et plein de possibilités alors que le Moog Muse, c’est la vieille Ford Mustang avec un son plus brut de décoffrage. Ce qui est certain après avoir déjà joué deux ou trois fois sur celui de Push, c’est que ce Muse sonne indéniablement « Moog » avec un grain typique.
"Il n'y a que deux religions positives dans ce bas monde: le bouddhisme et les string machines"
Oui, c'est vraiment un tout grand synthé.
Et paradoxalement c'est peut-être même mon mono préféré ! Car j'ai pas mal de leads sur ce synthé. La matrice de modulation est tellement bien fichue, claire et tout, qu'on peut vraiment se touiller l'expressivité aux petits oignons.
Je l'adore.
Et en poly il a toujours le patch qui va bien, le sweetspot est très grand, le son est large, et en plus le toucher du clavier est tellement agréable... C'est pas toujours facile de récupérer ses mains !
Si les sons Moog rendent plutôt bien dans ce qu'on écoute sur le net (avec les limites qu'on a… le mieux serait de confirmer en direct…), peut-on aussi sortir des sentiers battus en fabriquant ses propres sons ?…
Je constate que 4 mois après mon dernier message sur ce fil, j'ai tenu parole...j'ai mon Moog Muse depuis exactement 2 semaines dans mon set-up.
En principe, je n'aurais pas forcément besoin d'un autre synthé analogique polyphonique, je suis déjà bien équipé, avec 3 synthés vintages (OBX, Jupiter 4, Juno 60) et un néo-analogique (Prophet 6), mais c'est comme ça....quand on a l'occasion d'écouter un Muse chez Push avec plein de presets bien pensés, bien programmés, c'est dur de résister. Et deux semaines après mon achat, je ne regrette pas une seconde. En même temps, c'état une bonne affaire (un black friday tardif...) au niveau du prix.
Même s'il y a beaucoup de potards, de sliders, de boutons, etc...l'interface est très bien pensée. C'est un synthé que je n'hésiterais pas à prendre en live. Il y a juste la taille qui me retient un peu. Mais son ergonomie est tout à fait compatible avec un set live. Après deux semaines, j'ai très certainement déjà créé une bonne dizaine de presets. Et je partais de Init Patch (que j'utilise également pour l'accorder). Il faut par contre lui laisser une bonne vingtaine de minutes afin qu'il soit stable (température des oscillateurs aux environs de 38 - 40°C), ensuite il ne bouge pratiquement plus.
Les réglages sont très précis et parfois c'est un réglage au milimètre qui fera la différence sur un slider/potard. Je me suis amusé à recréer des sons de leads typiques du Minimoog avec le Muse, entre autre un son très utilisé par George Duke sur son album Brazilian Love Affair (1979), je n'ai pas eu trop de problème pour arriver à un résultat très proche.
Est-ce qu'il est comparable au Prophet 6? Il y a quelques similarités, clairement. Mais également des différences...et ce serait très difficile pour moi de choisir entre les deux. Entre le Prophet 6 et moi, c'est une histoire d'amour...je l'ai depuis plus de 10 ans, je le connais par coeur. Je l'ai déjà pris avec moi sur de nombreuses scènes, il est ultra solide, simple à utiliser et il a un son vraiment incroyable. Mais en comparaison du Moog Muse, ses possibilités sont limitées...je prends en exemple les quelques modulations relativement simples du Prophet. Elles suffisent pour couvrir un large panel de sons. Mais on en a quand même vite fait le tour. Mais c'est aussi pour cela que je l'aime tant pour du live. Ca va tellement vite pour modifier le son que sa limitation au niveau des possibilités est sa force en situation live. Au niveau sonore, le son est un peu moins large au niveau de l'espace sonore, plus concentré ce qui donne parfois l'impression d'un son plus corsé et dense. Il y a bien la fonction Pan Spread sur le Prophet 6, mais le son est plus large sur le Muse, comme si Moog avait intégré le SPL Big avant l'étage de sortie stéréo....Enfin, les VCF des deux synthé sont différents. Celui du Prophet 6 a une coloration peut-être un peu plus typée, plus spéciale que celui du Moog, plus classique. Bref, ces deux synthés sont complémentaires.
Et comparé aux ancêtres? L'OBX est une bête à part, difficile à dompter, une brute épaisse qu'il est parfois difficile de faire sonner doux et à bien s'intégrer dans un mix sans tout écraser sur son passage. Alors, non...pas de comparaison. L'OBX est très, très limité au niveau de ses possibilités. Mais le son est unique, très proche des FourVoices/EightVoices du milieu des années 70, difficile à recrérer avec un autre synthé si on a pas le fameux filtre SEM. Et c'est surtout pour cela que je garde ce synthé.
Quant au Jupiter 4, c'est un peu la même chose qu'avec l'OBX, bien que le son soit plus doux. Mais le Jupiter 4 a une sonorité tellement 70's qui se démarque du Jupiter 8 et Jupiter 6, que je ne vois pas le Muse lui faire vraiment concurrence.
Par contre, je pense honnêtement qu'un Muse va pouvoir recréer beaucoup de sons de ces synthés analogiques polyphoniques du début des années 80. J'ai eu un Korg Trident il y a une vingtaine d'année. Le flanger était pour moi le gros point fort de ce symthé. Mais si je prends uniquement la section synthé/brass (sans la section string), j'arrive à recréer les sons du Korg Trident sans trop de problème avec le Muse. Idem pour le Jupiter 6 (que j'avais il y a une quinzaine d'années), même si le son du filtre est différente, j'arrive à un résultat très proche sur pas mal de sons polyphoniques.
Bref, vous comprendrez que je suis heureux avec ce synthé que je n'ai encore de loin pas exploré à fond...car il y en a des possibilités.
"Il n'y a que deux religions positives dans ce bas monde: le bouddhisme et les string machines"
Depuis que nous en avons discuté en Ardèche avec Push, je regarde ce synthé de plus près et effectivement je pense que c'est un investissement tout à fait judicieux.
C'est super que tu aies fait le pas Spookyman.
En ce qui me concerne, on verra l'année prochaine.