n°1 : la techno et les instruments électroniques
en 1994 j'ai 20 ans et je monte à Paris faire mes études ; je suis emporté par Radio FG, Laurent Garnier, le Rex Club, Coda Magazine et toute cette musique techno ; je revends ma guitare et mon ampli, j'achete Keyboards Mag tous les mois, et en 96 c'est le coup de grâce quand mon fournisseur de

me laisse en dépôt un sampleur Akai S950 pour que je lise le manuel à sa place ; je finis par arriver à le brancher sur la prise joystick de mon PC 486, et avec une disquette pirate du logiciel Cubase, je compose des tracks entières juste avec le mégaoctet de RAM et les 8 voies de polyphonie de cette fabuleuse machine ; je n'ai par la suite plus jamais retrouvé une telle inspiration liée aux limitations du matériel et à la naïveté que j'avais alors
n°2 : Audiofanzine et le GAS
en 2003, alors que j'ai envie de refaire de la musique et surtout un gros vide existentiel à combler, je tombe sur ce site qui sera parfait pour la fuite en avant dans laquelle je m'engage ; j'y apprends des tas et des tas de choses, sur les instruments, et aussi sur les techniques de production et d'enregistrement, ce qui change d'une certaine manière le cours de ma vie, mais j'y achète et j'y revend des dizaines d'instruments qu'il me faut absolument, parfois même sans les avoir branché entre les deux, et évidemment plus je fais ça et moins je fais de musique
n°3 : les synthés analogiques
sur AF, je trouve que le débat sur les vertus de l'analogique est surfait, et que ces types là, Push-Pull, Orygen & co, ils sont souvent franchement rasoirs ; évidemment que l'idée me séduit, tout comme les magnétophone à bande et les trucs à lampe, en plus je déteste les instruments virtuels sur ordinateur, mais de là à y mettre ces sommes astronomiques, non merci ; en plus j'ai eu une BassStation et je lui ai rien trouvé de plus ou de moins que mon Microkorg
et puis un jour de 2007 que je traine à Pigalle, je rentre par hasard chez Masterwave, et je joue pendant deux heures avec un Moog Rogue, un Korg Lambda et un Yamaha CS15 ; je veux furieusement acheter les trois, je n'en achèterai aucun, mais le ver est dans le fruit car j'ai acquis deux certitudes : ces trucs là sont
vivants, et ce sont de
vrais instruments de musique
n°4 : le DIY, l'électronique et l'analogique au carré
à l'été 2009, que j'ai toujours un grand vide existentiel à combler, j'achète par hasard, par curiosité et par désœuvrement un kit Fatman chez Paia ; à vrai dire je ne savais même pas que ce genre de choses existaient et qu'il était possible de construire soi même un synthé ; je prends beaucoup de plaisir à le monter minutieusement, et comme il fonctionne, je suis fier de moi et de ce que je viens de faire, ce qui ne m'était pas arrivé depuis très longtemps ; guère longtemps après j'atterris chez Yusynth, et je pense que c'est là que ma vie a pris un tournant décisif