en se servant par exemple de l'arpégiateur comme 2ème LFO
Tu voulais dire "comme
3ème LFO...
C'est vrai que c'est un petit monstre ce truc, malgré ses EGs molassons... Chaque fois que je m'y colle, il me fait le même effet que mon MS20: Une espèce de mine inépuisable, labyrinthique, pleine de recoins encore inexplorés, qui se dévoilent à mesure qu'on avance...
On a beau dire (quand on est jaloux) que les oscillateurs sont un peu mous du genou... Il y a en 4, et en les équilibrant au quart de poil, avec une compensation idoine sur le volume de sortie, rien à faire, il sort de véritables murs sonores!
Génial sur les pads, avec le moelleux "tendu" de ce 2044, en paraphonie x 4 c'est amplement suffisant; l'arpéggiateur en mode Poly procure des effets dynamiques extraordinaires que l'on n'obtient sur un modulaire qu'au prix d'une tonne de nouilles entremêlées... Ca vaut largement un séquenceur en utilisant tous les contrôles indépendants sur chaque VCO!
Cerise sur le gâteau: La SYNC MOD et X-MOD embarquées, miâââm!
Cerise sur la cerise: L'astuce du MG1 en positionnant le rotacteur de forme d'onde entre SAW ascendante et SAW descendante, qui donne accès à une FM stupéfiante pour une machine analogique (particulièrement étrange et somptueuse en routant la modulation sur la PWM... Et comme les 4 oscillos ont un contrôle indépendant de la forme d'onde, de l'accord, de la tessiture et du volume, on voit ce que ça peut donner couplé à l'arpéggiateur en mode POLY...
Enfin, tu sais tout ça...
Pour moi, qui compose principalement à partir de la guitare, et qui ayant donc les deux mains occupées sur presque tous les morceaux contrôle essentiellement mes synthés au pied avec un pédalier de ma fabrication, le MP4 dispose en outre d'un atout unique en son genre: En activant la fonction CHORD MEMORY, via l'entrée CV IN (monophonique), je peux séquencer (ou mettre en réserve pour déclenchement au pied) des accords avec mon SQ10, c'est-à-dire, en français, jouer des pads au pied tandis que les mains sont sur la gratte. C'est quand même autre chose que de jouer sur du play-back préenregistré, pas vrai?
Pour moi cet engin irremplaçable n'a que 2 vrais défauts: Sa caisse bon marché en agglo de basse qualité, qui traverse difficilement les années de scène, et cette inqualifiable baisse de volume du 2044 quand on augmente la résonance (ça, vraiment, les ingénieurs qui ont conçu ce truc, je trouve réellement étonnant d'avoir laissé passer ça... Mais c'est un défaut largement partagé par quantité d'autres filtre mythiques...).
Les autres "défauts" souvent mentionnés ne sont pour moi que des "caractéristiques" particulières... A charge au musicien d'en tirer la substantifique moëlle!
avoir des oscillateurs superstables (mais là il semblerait que ça puisse être un défaut)
Ca dépend de quelle échelle temporelle on discute: La qualité des vieux oscillateurs est d'être instables à petite échelle. Le résultat est que les vagues successives de l'onde délivrée ne sont jamais exactement superposables, ce qui en effet procure une sensation sonore "vivante". Par contre les oscillos qui ne tiennent pas l'accord, mettons nous bien d'accord sur ce point, je ne vois pas comment on peut considérer ce défaut rédhibitoire comme une qualité musicale...
Après ça donne des trucs de geek absurdes du genre "ouais, moi sur scène je joue sur un antique Moogarporg 58213... Wèèè, la version 7 en plus, la plus recherchée!... Il joue pas juste plus de 3 secondes et demie! Wè, wè, j'le réaccorde sur scène à la volée avec 3 tournevis toutes les 2 secondes, un' véritâb' tuuuueriiiiie, ça déchire sa mémé, etc..." et tout ce fétichisme à la con. Evidemment quand on joue comme une vieille savate, on ne s'aperçoit pas forcément du problème...
Ou quand on fait dans l'expérimental atonal, ou quelque autre de ces formes musicales qui utilisent les aléats, qui est qqch de respectable en soi, mais c'est une toute autre histoire...