Post-traitement du son sur les synthétiseurs.

Concerts, meetings de cinglés, sorties de CD ou DVD, etc...
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skawiwen
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Re: Post-traitement du son sur les synthétiseurs.

Message par skawiwen »

BLT a écrit :Ce n'est pas le cas d'Ory.
Evidement , au départ il y avait surtout une question , chacun de nous avait des réponses et lui aussi , mais au final la question était toujours la même que faut il mettre entre l'âme du créateur et les oreilles de l'auditeur , un instrument , des notes oui bien sur, quelques artifices et 2 ingrédients rares : l'amour et l'humilité.
Concernant le moule ( sans les frites ) ce sont les conventions , usages et mode de pensée qu'on nous a inculqué depuis J+1 , fait pas ci , fait pas ça , ça c'est beau ça c'est laid , "t'as pas d'EQ coco ni de Comp , comment veux tu faire 15000 like sur Soundcloud ?" , véritable prison à notre créativité , alors comme BLT je dis " Pour mon plaisir " , car si on doit être aimé , autant commencer par s'aimer soi même :biggrin:
" L'artiste se considère comme le créateur d'un monde spirituel qui lui est propre ."
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oryjen
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Re: Post-traitement du son sur les synthétiseurs.

Message par oryjen »

En fait au départ, pour moi, il y avait surtout une question: Pourquoi tout le monde fait ci, pourquoi tout le monde fait ça, et pourquoi à moi ça me plaît pas? (retour du subjectif refoulé... Ouf c'était moins une!)
Donc j'ai pioché la question.
J'ai essayé. Avec ce que j'avais sous la main du bon, du pas bon, et du super-pas bon.
J'ai essayé longtemps!
J'ai même essayé chez les autres sur du super-très-bon des fois.
Je suis tout de suite tombé sur quelques distinctions qui m'ont paru essentielles, avec beaucoup d'ingénuité parce que je ne suis pas un homme de culture: pour connaître, faut que je tripote. :mdr:
Par exemple, sur ce fameux petit ZOOM 505 MKI (numérique), conçu et commercialisé pour guitare électrique, il m'a tout de suite sauté aux oreilles que c'était pourrissime comme rendu. A la fois par rapport au son brut de ma guitare et par rapport à d'autres processeurs d'effets plus "raffinés".
Mais j'ai eu une grosse surprise avec mes synthés analo et ma guitare nylon Cuenca amplifiée: un résultat bien souple, bien délicat (pardon pour ces métaphores tactiles et gustatives. Il y a certainement un vocabulaire spécialisé à base de courbes, de fonctions et de chiffres pour parler de tout ça, mais je l'ignore).
J'ai passé des heures à explorer le truc dans tous les sens, à envoyer les sons aux horizons et au pinacle.

Mais au final, tout pareil, quels que soient l'engin, son prix, et la technologie utilisés: A forte dose je ne reconnais plus le son original, or c'est celui-ci que j'avais recherché, parfois longtemps, et qui m'avait filé la trique au point parfois de mettre le portefeuille au supplice.
A faible dose, ça passe, mais j'ai fini par constater deux choses pour moi importantes:
-1° le placement spectral du son, dès l'étape première de la composition, produit des effets largement similaires, comme j'ai tenté de le montrer par des exemples.
-2° mes vieilles oreilles sont fatiguées d'avoir ingurgité tous ces trucs de rigueur, parfois jusqu'à la nausée, surtout dans les années 80-90: réverbe, delay, écho, chorus... Ras les feuilles en fait. Au bout du compte, ça me fait l'impression de sentir le plastique neuf. Ca me fait penser aux ceps de vigne tout vernis dont on faisait des pieds de lampe à une époque dont vous vous souviendrez peut-être pour les chenus.
-3° le placement spectral assume parfaitement le rôle de spatialisation, mais sans surimposer cet espèce de vernis acajou/chêne clair (selon les goûts).
Finalement je préfère, parce que:
-1° si je fais le bilan de mon histoire avec les synthés, c'est vraiment le son pur de l'instrument qui me fait craquer. Aucune théorie là, voyez, ne vous trompez pas de procès: je ne parle que de mon goût et j'en ignore les raisons (et je m'en fous).
-2° Si au moment de composer j'utilise le tableau de bord du 747 (et ça c'est en soi-même un truc qui me fait voyager!) non seulement pour poser une ambiance, des rapports de sons expressifs, et au final tâcher de "dire quelque chose", mais aussi pour construire attentivement un espace sonore, cela rajoute en quelque sorte une corde à l'arc de l'instrument, et je dois dire qu'à partir du moment où j'ai eu compris ce truc, ça a largement renouvelé mon expérience de la synthèse (et le plaisir qu'elle me procure).
Si, en recherchant par le biais de la musique quelque chose que je pense pouvoir appeler une "vérité subjective", et qu'en plus je peux me tenir au plus près de ce que je ressens comme la "vérité de l'instrument", c'est un peu le beurre et l'argent du beurre, et ça me botte.

Voyez, contrairement à ce que certains commentaires ont essayé de faire entendre, depuis le début de cette discussion je ne fais appel à aucune "théorie", "culture" (que j'abhorre), ou "intellectualisme".
Je ne fais état que de constatations sensibles, expérimentales, sans doute maladroites car complètement déconnectées de toute théorie préexistante.
Si on me dit "pour obtenir ceci tout le monde fait ça" et que mes oreilles me disent autre chose, que voulez-vous... en parfait primitif Ardéchois, je fais plutôt confiance à mes oreilles. :nesaispo:
D'une manière générale, en art, dès lors qu'on a besoin d'une loooooongue tirade pour expliquer ce que l'on fait ou ce que l'auditoire devrait percevoir, je suis plus que suspicieux...
Et tu as bien raison, je pense aussi que tout commentaire est inutile à une oeuvre normalement capable de s'exprimer par elle-même. Mais il me semble que ce n'était pas ce dont je parlais (le "contenu").
Par contre, si on essaie par la parole articulée d'expliciter des trucs qui relèvent du domaine sensible immédiat, et non de la parole, celle-ci se trouve en difficulté: La parole est l'instrument de la pensée articulée, et l'expression artistique n'est pas une pensée articulée. C'est une sorte de processus holistique... Donc bien évidemment, pour circonscrire par le discours un domaine qui ne saurait en relever, il faut utiliser de longues approches, compliquées, des périphrases, définir ou redéfinir des termes, etc... tourner autour du pot. C'est un peu long en effet.
Est ce que tu te rends compte du roman que tu nous faits là pour essayer de nous prouver une vérité qui, fatalement, ne conviendra pas à tout le monde ?
Pardonne-moi, mais tu me sembles faire ici une erreur d'interprétation: Je ne cherche pas à prouver une vérité ultime que j'aurais découverte, Moi le Grand Défricheur des Steppes. Je donne le témoignage de mon étonnement, de mon questionnement, de ma petite pratique... Pardon si les termes employés etc etc etc...
Tu en es tout de même arrivé au point d'en appeler à la vie/la mort pour nous demander pourquoi diable on va coller un EQ au cul (...) d'un Moog !!!
Pas du tout. tu fais ici un amalgame douteux, j'espère que tu t'en rends compte: Je tâchais de définir quelques grandes tendances pour parler de l'art en général, de ce qui peut fonder une démarche artistique (et tu auras compris que pour moi elle n'est pas différente de ce qui fonde la vie en général). On avait largement dévié du sujet du son et des effets en particulier, parce que quelqu'un avait mis en question, en élargissant le débat, la notion de "vérité" (subjective, aurais-je dû avoir la prudence de préciser) sur laquelle je m'appuyais pour parler de mon expérience du son:
Cette 'vérité' est étroitement liée à ton référentiel personnel, qui n'est pas forcément semblable à celui de quelqu'un d'autre.
Comme il se doit, on en est rapidement arrivé à:
Affirmer cela montre un manque de prise en compte de l'histoire de l'art
, ce qui n'avait rien de propice à recentrer le propos (et se trouvait être faux).

La discussion a failli démarrer grâce à Stiiiiive, qui racontait certaines expériences de première main relatives au sujet, et je l'en remercie.
J'aime le son brut de décoffrage de mes Synthis mais en général mon son repose sur pas mal d'effets (écho, chorus, phaser j'ai même parfois tendance à en abuser) et de filtres,
Ici aussi ça pouvait être un point de départ, si tu nous avais expliqué par exemple ce que tu peux faire à l'aide d'un filtrage externe, dont les filtres de ton Synthi sont incapables au moment de la composition...

Je pense que c'est un sujet intéressant, il y aurait beaucoup à dire, beaucoup à explorer en matière de synthèse fine... Peut-être que certains ici, disposant d'une connaissance théorique sur le son, auraient des choses à nous apprendre.
Malheureusement, comme souvent sur les forums, le machin tourne à l'aigre et au procès facile, comme si toute question représentait ipso facto une sorte de danger.
Et l'on dirait qu'il ne suffit jamais d'argumenter si on n'est pas d'accord avec ce qui est dit, ou simplement de passer son chemin si l'on ne se sent pas concerné: Il faut encore absolument faire taire l'importun. Ou s'arranger pour le transformer en une cible plus grosse et plus facile.

Quel dommage.
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BLT
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Re: Post-traitement du son sur les synthétiseurs.

Message par BLT »

Ici aussi ça pouvait être un point de départ, si tu nous avais expliqué par exemple ce que tu peux faire à l'aide d'un filtrage externe, dont les filtres de ton Synthi sont incapables au moment de la composition...
Je n'utilise filtres et effets qu'au moment de la "composition", comme je le précisais, je ne fais pas de post-production. L'instrument est l'ensemble de tout ce qui se trouve entre mes doigts et la membrane des hp.

Je ne dis pas que le sujet est inintéressant, mais que la façon dont tu l'abordes et argumentes ne me semble pas très cool pour les mouches, ce qui ne me donne pas particulièrement envie de participer.
Et si on allait faire un peu de musique plutôt ?
L'équipe d'Anafrog, soit on l'aime, soit on ne l'aime pas. Dans les deux cas elle s'en fout.
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Re: Post-traitement du son sur les synthétiseurs.

Message par Notator »

oryjen a écrit : Je pense que c'est un sujet intéressant, il y aurait beaucoup à dire, beaucoup à explorer en matière de synthèse fine... Peut-être que certains ici, disposant d'une connaissance théorique sur le son, auraient des choses à nous apprendre.
Malheureusement, comme souvent sur les forums, le machin tourne à l'aigre et au procès facile, comme si toute question représentait ipso facto une sorte de danger.
Et l'on dirait qu'il ne suffit jamais d'argumenter si on n'est pas d'accord avec ce qui est dit, ou simplement de passer son chemin si l'on ne se sent pas concerné: Il faut encore absolument faire taire l'importun. Ou s'arranger pour le transformer en une cible plus grosse et plus facile.
Je ne sais pas comment il serait possible ici d'empêcher quelqu'un de dire sa vérité (dans le respect des règles du forum).
Chacun s'exprime à sa manière, et selon ses conceptions propres ; c'est le principe de la discussion qu'il peut ne pas y avoir forcément unanimité.
Maintenant, s'il ne faut formuler uniquement que des marques d'approbation pour ne pas blesser la sensibilité exacerbée de l'un ou de l'autre, ça devient compliqué... :hum:

Pour ma part, je pense que chercher à théoriser ce qui est du domaine du ressenti, est par essence subjectif ; et tenter de traduire en mots des perceptions, avec toutes les difficultés sémantiques possibles (le sens des mots n'est pas identique pour tous), est un exercice chronophage et voué à l'échec. Mais chacun est libre d'essayer. :smile:

Ça pourrait se concevoir d'en discuter devant une console, avec une batterie d'effets divers ; là oui, il serait possible de faire entendre des exemples concrets ;mais tenter de décrire des effets sonores sur un forum... :confused:

Pardon par avance d'oser exprimer un point de vue qui ne coïncidera pas forcément avec celui de qui me lira (houlà ! Il faut maintenant s'entourer de frileuses précautions pour ne pas être assimilé à un terroriste de la pensée :palm: ). :nesaispo:
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stiiiiiiive
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Re: Post-traitement du son sur les synthétiseurs.

Message par stiiiiiiive »

oryjen a écrit :En fait au départ, pour moi, il y avait surtout une question: Pourquoi tout le monde fait ci, pourquoi tout le monde fait ça, et pourquoi à moi ça me plaît pas?

[…]

Mais au final, tout pareil, quels que soient l'engin, son prix, et la technologie utilisés: A forte dose je ne reconnais plus le son original, or c'est celui-ci que j'avais recherché, parfois longtemps, et qui m'avait filé la trique au point parfois de mettre le portefeuille au supplice.

[…]

Si on me dit "pour obtenir ceci tout le monde fait ça" et que mes oreilles me disent autre chose, que voulez-vous... en parfait primitif Ardéchois, je fais plutôt confiance à mes oreilles. :nesaispo:
Je vais tenter d’enfiler mon costume d’homme de la synthèse (ho hoh oo). Je pense saisir que le cœur de ton message est le suivant :
Pourquoi donc se mettre en quatre pour acquérir des instruments qui brillent à nos oreilles par leur son brut si c’est pour leur mettre tout un tas d’effets aux fesses ?
Et pourquoi donc devrais-je faire ceci ou cela plutôt que ce que je fais d’habitude, si ça me plait ?


La discussion est ce qu’elle est, mais ces questions sont bien fondées, à mon sens.
oryjen a écrit : La discussion a failli démarrer grâce à Stiiiiive, qui racontait certaines expériences de première main relatives au sujet, et je l'en remercie.
Avec plaisir ! Ma bête expérience, mes simples étonnements.
D'une manière générale, en art, dès lors qu'on a besoin d'une loooooongue tirade pour expliquer ce que l'on fait ou ce que l'auditoire devrait percevoir, je suis plus que suspicieux...
Personnellement, je ne l’avais jamais vu comme ça, mais franchement, merci à qui a dit ça ici parce que ça me fait réfléchir (ça me fait penser à cette question dont je n’ai qu’une demi-réponse : à partir de quand, et jusqu’où c’est de l’art ?)

Mes deux centimes à la tirelire de cette discussion: comme je disais par MP à une grenouille récemment, je crois que le plaisir ne passe pas par les mêmes canaux pour chacun d’entre nous.
Il m’est arrivé de faire de la musique en utilisant mon cerveau, je ne dirais pas de la musique savante, mais… je ne sais pas, des références un peu obscures ou personnelles, et de ressentir le besoin d’expliciter tout ça à certaines oreilles, parce que ce que je voulais dire ne pouvait pas forcément passer que par le son. Dire par exemple « tu vois , là, je fais un clin d’œil à Bowie » ou bien « là, ce bruit, c’est une représentation de la peur qu’on peut ressentir lorsque… » blablabla on s’en fiche.

Je ne dis pas qu’Ory aime intellectualiser par plaisir. Par contre, je dis que, si tel était le cas, est-ce que vraiment ça dérangerait quelqu’un ici ? Je n’en suis pas sûr en fait, et je suis super-d’accord avec une autre phrase inscrite plus haut : si ça ne m’intéresse pas, je passe mon chemin et hop (pour ne rien cacher, je l’ai fait à une ou deux reprises sur ce fil de discussion lorsque ça moulinait trop dur pour moi haha).



Bref, comme le dit si souvent une grenouille parmi les grenouilles : chacun fait fait fait :)
Zek
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Re: Post-traitement du son sur les synthétiseurs.

Message par Zek »

Je me permets une remarque sur un des premiers posts. Etant violoncelliste, je me suis penché sur le problème de l'amplification des cordes. Un capteur de chevalet, quel qu'il soit, prend le son avant qu'il ne soit rentré dans l'instrument, et fausse complètement le rapport spatial. Un auditeur, et même l'instrumentiste, entend le son, un peu éloigné de l'instrument, après qu'il soit passé dans le chevalet, la table, l'âme, et soit ressorti. Une cellule, ou capteur de chevalet, écrase complètement le son, il n'y a quasiment plus d'harmoniques et pas d'air, aucune résonance. C'est toujours crade. J'ai aussi eu une cellule d'Olivier Pont au début.
Comme il a été dit, le son est défini par la composition et la façon de répartir l'instrumentation. En musique classique, dans un concerto ou un opéra, il est très rare d'entendre les parties solistes et l'orchestre complet jouant à fond derrière. Tout est dans l'art de laisser des plages de fréquences libres, des timbres qui ne se desservent pas les uns les autres etc... Et les cordes, en nombre restreint, ne sont pas vraiment faites pour envoyer fort dans des grandes salles.
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Christian
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Re: Post-traitement du son sur les synthétiseurs.

Message par Christian »

Ory, une chose est certaine : ce forum ne serait pas le même sans tes textes étayés qui méritent réflexion. :sante:
Devant un synthé, je suis à la recherche du grain sale ou du Saint Grall.

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Push-Pull
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Re: Post-traitement du son sur les synthétiseurs.

Message par Push-Pull »

Hé ben, que walatipa un bouillonnant topic !! :bravo:

Ben moi j'aime bien mettre une chi*** de reverb. :satisfait: (*)
Voilà. :coucou:



(*) Mais de la bonne, hein ! Pas de la métallique façon synthé japonais des années 90, beurk.
Nan, plutôt celles de la dernière génération, qui sonnent laaaaaarges, amples, et surtout qui enveloppent généreusement le son sans le dénaturer.
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Christian
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Re: Post-traitement du son sur les synthétiseurs.

Message par Christian »

Quand j'essaie d'y flanquer un effet externe au synthé, c'est un signe que je l'ai mal programmé dès le départ. Un son pourri reste un son pourri. Il ne peut pas être réchappé par un reverb ou tout autre chose du genre.
Devant un synthé, je suis à la recherche du grain sale ou du Saint Grall.

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TheAlien666
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Re: Post-traitement du son sur les synthétiseurs.

Message par TheAlien666 »

J'utilise les effets avec parcimonie la plupart du temps. À moins que ceux-ci soient partie intégrante du résultat final escompté.
Par exemple, il est difficile de ne pas utiliser de reverb dans un patch de nappes spatiales envoûtantes (à moins d'avoir à sa disposition beaucoup de voix de polyphonie et de laisser les enveloppes s'estomper lentement).

Je suis d'accord qu'il ne faut pas non plus que ça devienne tellement homogène qu'à n'en plus rien distinguer. :bang:
Je préfère essayer et risquer d'échouer plutôt que de réussir à ne rien faire.
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Pulsophonic
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Re: Post-traitement du son sur les synthétiseurs.

Message par Pulsophonic »

Je trouve qu'on reconnait sans aucun problème le grain inimitable du MS20 mais avec un peu de reverb, cela évoque tout de suite des lieux, des films, des souvenirs, la vie, la mort sans l'ombre d'un doute. :badgrin: :badgrin: :badgrin:

https://www.youtube.com/watch?v=DvB52P7-86k[/video]
Ce n'est pas la musique qui est électronique, ce sont les instruments.

http://www.pulsophonic.com
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oryjen
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Re: Post-traitement du son sur les synthétiseurs.

Message par oryjen »

Un capteur de chevalet, quel qu'il soit, prend le son avant qu'il ne soit rentré dans l'instrument,
Ce n'est pas tout à fait vrai, je pense: Les cordes, le manche, le chevalet et la caisse de résonance sur laquelle il est plaqué par la tension des cordes, forment un ensemble dynamique résonant indissociable.
La vibration part de la corde, traverse le chevalet, est transmise à la caisse qui l'amplifie, puis la remonte résonner à travers le chevalet dans la corde elle-même (et les voisines), le tout interférant ensemble de manière très complexe et créant le son très subtil d'un violon(-alto-violoncelle-contrebasse) qui est en fait bien loin, à l'oscilloscope, d'une simple sawtooth comme on le pense.
Ainsi on peut placer le capteur n'importe où sur cet ensemble, mais le meilleur endroit est le chevalet: la cellule, pincée dans la fente, profite ainsi d'une excellente tenue mécanique.
Les piezzo bas-de-gamme sont des pastilles qu'on colle sur la caisse: Le son produit n'en est pas pour autant meilleur. C'est même le pire des systèmes, du point de vue de la restitution du caractère de l'instrument.

Au temps où ma femme recherchait une bonne solution pour amplifier son alto, nous avions fait l'essai de monter un ensemble (tiré d'un vieux violon démonté) cordes/manche/chevalet sur un bout de chevron bien dense en chêne massif... grosso modo le concept de la guitare électrique, dont les premiers prototypes étaient montés sur un bout de rail de chemin de fer.
-> en l'absence de la caisse, avec la cellule coincée dans le chevalet, le son était pourrissime, maigre, métallique au possible, tout plat!
Bien la preuve que l'effet de la caisse (et non seulement celui de la corde) est lui aussi transmis et capté par le chevalet.

Nous avions aussi essayé un autre modèle de piezzo qui se montait SOUS le chevalet, donc en contact direct avec la caisse. Mais le résultat n'était pas bon, car c'était un piezzo standard, dont le cristal est monté "à plat", et fournit une réponse linéaire.

Tu n'as pas été satisfait du capteur Olivier Pont?
Pour quoi as-tu opté finalement?
Je ne dis pas que le sujet est inintéressant, mais que la façon dont tu l'abordes et argumentes ne me semble pas très cool pour les mouches
Ha! Ha! Sacré Wookie, au moins tu n'es pas hypocrite! :bravo: :smoke:

Mais à vrai dire je ne comprends pas bien sur quoi porte ta critique, où se situe la gêne... :hum:
J'ai le sentiment d'avoir produit un effort considérable pour essayer de traduire en paroles un ensemble complexe de ressentis sensibles, ce qui est sans doute assez contre-nature...
Evidemment cela ne va pas sans développements longs et compliqués, définitions ou re-définitions de termes, etc... Sans doute pas aussi plaisant à lire que du Michel Audiard (quoiqu'on pourrait tester, ça, pour le fun :smoke: )...
Mais bon.
A part la forme lourde du propos, quoi d'autre?
Ou alors c'est le fond qui te gêne? J'explique mal ce que j'entends par "placement spectral"?
Ou tu ne l'entends pas du tout?
Après tout je souffre peut-être à mon insu depuis 53 ans de troubles auditifs graves (ou aigus :mdr: )...
Par rapport aux exemples audio que j'ai postés, ce n'est pas clair?
Tu peux expliciter?
Je trouve qu'on reconnait sans aucun problème le grain inimitable du MS20
Eh bien Pulso, très bon exemple, et je te remercie d'avoir posté cette vidéo, parce que justement, dès le moment où l'effet est activé, je ne reconnais plus la "patte" du MS20.
Le son perd nettement de la présence, de la définition, du caractère... Ca vire assez "Alpha Juno", en fait, je trouve... :badgrin:
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skawiwen
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Re: Post-traitement du son sur les synthétiseurs.

Message par skawiwen »

Pour sonoriser mon sitar j'utilise ça https://secure.schertler.com/fr_IT/shop ... /basik-set" onclick="window.open(this.href);return false; , le résultat est convenable malgré que pour une prise de son ce ne soit pas l'idéal , on lui préférera toujours un couple XY ou MS , le capteur peut se placer n'importe où avec la pâte à modeler c'est démontable et peut servir pour d'autres applications
Inconvénient il est bien sur sujet aux coups frottements et manipulation mécanique .Leur catalogue est fournis pour tout instruments y compris violons contrebasse etc
Qualité Suisse bien sur :wink: prix ... bon c'est chacun qui voit le fond de sa bourse
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Re: Post-traitement du son sur les synthétiseurs.

Message par Zek »

Oryen, j'utilise maintenant un capteur de chevalet Schertler, qui est à mon sens de meilleure qualité, mais sur scène, j'utilise ça pour aller dans les effets, et également un statique, et je coupe la cellule et l'ampli quand je dois jouer des parties à l'archet par exemple. Parce que, comme je le disais, il n'y a aucune cellule qui restitue le vrai son. Le son que l'on entend est sorti de l'instrument, et on est à une distance minimale. Déjà, une prise en studio avec un micro de proximité, ça change le grain.
Et pour revenir au sujet initial, parfois, la musique est bien avec le son brut, parfois, il est bon de traiter, mais je pense que partir avec des principes et des certitudes, ça n'est jamais bon.
http://soundcloud.com/ze-ka77" onclick="window.open(this.href);return false;
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oryjen
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Re: Post-traitement du son sur les synthétiseurs.

Message par oryjen »

Je ne pars ni de principes (quelle horreur!) ni de certitudes (je suis un ignorant universel).
Je ne fais que repartir chaque fois des mêmes constatations, c'est bien le problème...
Par exemple à propos du MS-20 ci-dessus, mais ça me paraît tellement évident! :urgh:
Après, on peut préférer ce résultat final, mais dans ce cas, pourquoi donc courir férocement après un MS20 (à part si on en a déjà un et qu'on n'aime pas spécialement le son qu'il produit)??? A peu près n'importe quel synthé, passé dans cet effet, produira la même chose... :nesaispo:
'finbon...
:casedépart:
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gouji
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Re: Post-traitement du son sur les synthétiseurs.

Message par gouji »

pourquoi donc courir férocement après un MS20 (à part si on en a déjà un et qu'on n'aime pas spécialement le son qu'il produit)???
:urgh:
oryjen a écrit :A peu près n'importe quel synthé, passé dans cet effet, produira la même chose... :nesaispo:
Ben non justement !!! C'est même, à la limite, en total contradiction avec ce qu'on dit depuis longtemps (toi le 1er): le caractère si unique du MS20 etc... Ce caractère unique va influencer l'effet.
Évidemment qu'on le reconnaît à travers un réverbe. Et c'est valable pour bien d'autres machines.
Pour mon cas personnel, lorsque je teste une machine pour la 1ère fois (chez des gens, en magasin ou dans un salon comme le SynthFest), je l'aborde systématiquement en l'imaginant chez moi passé à travers mes effets, parce que je fais ma musique comme ça. Si on pousse un peu, j'ai même souvent du mal à vraiment apprécier une machine sans au moins une réverbe ou un echo, ou plutôt je suis frustré. Parce que directement j'entends dans ma tête le son que j'ai sous les doigts "en situation", ce que je pourrais en tirer. C'est instinctif, j'y peux rien.
Un exemple, le PS3100: je le trouvais chiant au possible écouté à nu. Mais ça ne m'a pas empêché d'en percevoir le potentiel.
Châteauroux c'est quand même pas Babylone !
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stiiiiiiive
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Re: Post-traitement du son sur les synthétiseurs.

Message par stiiiiiiive »

Mais… on n’est pas en train de parler de mecs qui mettent toujours de l’effet sur un synthé et d’autres qui n’en mettent jamais, si ?
J’aime grain de mon <mets ta marque favorite ici>, je l’ai acheté pour son grain, et pourtant si j’ai envie de lui coller une pédale parce que ça servira ma compo, je ne bascule pas dans l’autre camp, si ?
Je ne sais pas, les échanges semblent devenir un peu binaires, vu d’où je suis…
TheAlien666 a écrit :J'utilise les effets avec parcimonie la plupart du temps. À moins que ceux-ci soient partie intégrante du résultat final escompté.
Par exemple, il est difficile de ne pas utiliser de reverb dans un patch de nappes spatiales envoûtantes (à moins d'avoir à sa disposition beaucoup de voix de polyphonie et de laisser les enveloppes s'estomper lentement).

Je suis d'accord qu'il ne faut pas non plus que ça devienne tellement homogène qu'à n'en plus rien distinguer. :bang:
Pas d’accord sur l’aspect systématique de ta remarque Alain, mais ça montre bien que c’est une histoire de goûts :)

Par exemple, j’aime bien entendre un son de nappe avec un long relâchement, et me rendre compte lorsque le son meurt qu’il n’y avait en réalité pas de réverbe et que c’était juste la dynamique naturelle du son qui remplissait l’espace. A l’inverse, il m’est arrivé d’utiliser un son type boite à musique avec un polyphonique et de changer d’instrument pour un mono. Bon, ben l’illusion a été servie par une simple réverbe. Je ne dégage aucune règle de tout ça héhé.

Dans la config pour un de mes groupes, j’utilise une simu de réverbe spring en continu pour donner certaine couleur à un de mes synthés. Pas spécialement en tant que réverbe… juste parce qu’elle colore joliment et facilite le mariage avec les sonorités de mon alter ego guitariste. D’ailleurs, j’ai aussi une ProCo RAT en continu pour les mêmes raisons, et même une simu d’ampli guitare sur un Little Phatty dédié aux basses… Est-ce que ça dénature le son de mes synthés ? Archi ! Est-ce que c’est le son que je veux ? Oui, et c’est tout ce qui compte à mes yeux dans ce contexte. Au passage, simu d’ampli ou pas, on reconnait le Moog.

Dans une autre config, j’utilise le même Phatty avec deux effets aux fesses : une simu d’ampli guitare et un Boss RE20. La réverbe du RE20 est… simple et charmante. Tu ne peux rien régler avec ça, juste la quantité ; pourtant, après avoir trouvé le delay sans grand intérêt par rapport à ce que j’avais déjà, j’ai décidé de conserver cette pédale pour la révebe uniquement. Au final, elle me sert bien. Bref, cette réverbe ajoute une ambiance vraiment particulière et « floute» des leads qui peuvent être trop « dans la gueule ». Plus qu’à créer un espace à proprement parler, elle me sert souvent à jouer le mélange subtile. Et pour ce faire, elle est souvent réglée fort.

Je maintiens : plus j’avance, moins je trouve de réponses absolues en la matière.
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oryjen
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Re: Post-traitement du son sur les synthétiseurs.

Message par oryjen »

J'ai aussi cette expérience pour le placement des voix en répète ou en concert dans de petites salles. Très efficace, quand on n'est pas trop attaché à la vérité du tumbre original.

Sur mes synthés, chpeux pas... :nesaispo:
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foox
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Re: Post-traitement du son sur les synthétiseurs.

Message par foox »

Mon Polymoog sans la PCM-60 me parait inconcevable! :razz:
Tu es trop catégorique mon Ory (bon j'ai eu la flemme de tout lire) comme dit notre Gougou national, les effets magnifient le son de nos chéris... à condition de ne pas en abuser, mais chacun son truc.
Tel effet pour tel instrument, un autre pédale pour cet autre instrument, un bruitage dans ce phasing et pas cet autre-là etc etc.
Personnellement j'utilise très peu d'effet, ni sur mes guitare, encore moins (voire pas) sur mes basses, mais j'estime qu'une réverbe ou un delay / echo ne dénature pas le son des synthés. Et puis un effet très prononcé (je pense par exemple à une réverbe infinie) crée un nouvel instrument, ce n'est plus celui d'origine, et alors? tout à coup c'est autre chose, que le son "premier" t'a inspiré, tout est bon.
Aussi il y a des nuances entre l'impression que tu as que certain truffent voire engorgent leur instruments, façon 3 fuzz et 5 disto avant les 2 boost des trois têtes de Marshall, et ceux qui "cuisinent" leur sons, tels des chefs cuisiniers, pour obtenir le grain qu'ils ont en tête.
Et de toutes façon encore une fois, au niveau du mixage cette cuisine est nécessaire pour que l'on distingue justement le caractère de chaque instrument, c'est obligé...

MAIS après pour prendre mon cas personnel parce que moi la cuisine ça m'emmerde, je me réfère toujours aux vieux enregistrements où l'on avait pas tant de moyens et de possibilités sous la main et ça n'empêchait personne de faire de la musique :mdr:
Parce que tout bonnement ça me simplifie la vie! Et ça me contente ainsi, je préfère me concentrer sur les idées plutôt que sur le son "parfait" (qui ne m'intéresse pas)
Groskorg 3300 en dedans les collines, Polymoog et TVS vrombissant...
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stiiiiiiive
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Re: Post-traitement du son sur les synthétiseurs.

Message par stiiiiiiive »

foox a écrit : je me réfère toujours aux vieux enregistrements où l'on avait pas tant de moyens et de possibilités sous la main et ça n'empêchait personne de faire de la musique
Amen to that, Foox, comme ils disent.

Je tends à simplifier tout ce que je fais ; par flemme d'une part, et parce que j'ai besoin de me concentrer ailleurs (mélodie notamment, je suis une p!ne en mélodie...).
L'écoute des vieux enregistrements (et aussi de musique simple) est rassurante sur ce point : on n'a pas besoin de beaucoup pour faire de la bonne musique (ça vaut pour le matos ou les notes, pour la complexité du tout).
Par contre, il faut parfois assumer de vivre avec le temps de nos aïeux, mais en matière d'art, hein...
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cron