Ne croyez pas ce tout que vous lisez sur internet : le JX-8P est très facile et très rapide à programmer même sans PG-800 !
Indiscutablement le programmeur est un plus car il donne un accès immédiat à chaque paramètre, ce qui peut être très utile pour modifier les paramètres du filtre ou des enveloppes en temps réel quand on joue sur scène, mais pour la programmation des sons on peut très bien s'en passer (à condition évidemment d'avoir en tête l'architecture du synthé, ce qui n'est pas quand même pas très difficile avec 2 DCOs, un VCF, un VCA, 2 enveloppes et 1 LFO) : sur le JX il n'y a aucun menu (rien à voir avec avec le DX7), il suffit d'appeler le paramètre à éditer en appuyant sur 2 boutons (les n° des paramètres sont sérigraphiés sur le panneau dans le tableau "EDIT MAP").
Avant d'acheter le JX (et après avoir lu sur internet qu'il est quasi inutilisable sans PG-800 ?!) je m'étais assuré qu'un contrôleur MIDI comme le BCR2000 pouvait faire office de programmeur ; le problème n'est pas le JX-8P qui dispose d'une excellente implémentation MIDI (que ne partage d'ailleurs pas le JX-10 !), mais plutôt la gestion des sysex par le BCR qui n'est pas du tout documentée par Behringer ; heureusement il y a un excellent groupe d'utilisateurs de BCR sur Yahoo.
Mais après quelques heures d'utilisation j'ai renoncé à commander un BCR2000 car d'une part je n'en ressens pas vraiment le besoin et d'autre part des encodeurs rotatifs n'ont pas du tout la même ergonomie que des curseurs, surtout pour la visualisation du patch.
Quand je programme mes sons, ma main gauche reste sur le curseur EDIT et ma main droite passe du clavier au panneau pour sélectionner le paramètre à éditer avec les boutons 1 à 9. Je pense que ça n'irait pas plus vite si mon regard devait chercher le curseur du paramètre à éditer sur le PG-800 et si ma main droite devait passer du clavier au programmeur pour le bouger. Par ailleurs, même si ma pratique du JX est toute récente j'ai déjà mémorisé les numéros des paramètres les plus courants (range, waveform et pitch des DCOs, detune du DCO2, fréquence, résonance et profondeur de l'enveloppe du VCF, ADSR 1 et 2, chorus off/1/2) ce qui fait que la plupart du temps je n'ai même plus besoin de regarder la sérigraphie "EDIT MAP".
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A mes yeux, la seule vraie raison qui plaide en faveur de l'utilisation d'un programmeur, ou d'un contrôleur MIDI qui en tiendrait lieu, est de ménager le curseur EDIT et les boutons de sélection 0 à 9, et surtout la membrane qui les recouvre et qui n'est certainement plus disponible en pièce détachée pour une machine déjà vieille de 25 ans que je souhaite garder encore longtemps en bon état.