Sérieusement, on ne peut pas comparer les taux de radioactivité naturelle sur les affleurement granitiques, et le terrifiant foutoir du nucléaire français, où la corruption fait office de procédure de sécurité.
Officieusement au moins un incident par semaine sur le site Eurodif au Tricastin. On n'informe la presse que dans les cas hyper-graves qui de toutes manières sont visibles de l'extérieur (fuites de vapeur, écoulements externes, etc...). On n'en finirait plus et il vaut mieux penser à autre chose, mais il faut savoir que les centrales françaises avaient été construites pour 25 ans. Un budget avait été voté pour le démantèlement et le retraitement du matériel en fin de vie. 25 ans plus tard, personne ne savait où était passé le pognon, on a donc voté des travaux de remise en état. Rien que l'inventaire des travaux à réaliser sur une centrale à 4 réacteurs implique une procédure qui dure 10 ans. Entretemps les cuves des réacteurs, ayant depuis longtemps atteint la limite d'irradiation supportable par l'acier utilisé, ont cuit au-delà du raisonnable et sont bourrées de micro-fissures à un point qu'aucun des concepteurs de ces machines dans les années 70 n'aurait osé imaginer, travaillent donc sous très haute pression très en-dessous du seuil d'élasticité du métal prévu par les concepteurs, et véritablement personne ne sait désormais comment réparer les dégâts. D'autant qu'il est impossible de remplacer une cuve sans démanteler la centrale au complet.
Personnellement, j'ai envoyé chier EDF et je suis en contrat avec Planète Ui, qui ne finance que de l'électricité d'origine renouvelable.
Ce qui, nous sommes d'accord, n'indique à personne comment résoudre le problème du nucléaire pourri en France.
Sur tous ces sujets effrayants, je vous renvoie à la lecture des petits opuscules édités par Jean-Pierre Morichaud, que je connais très bien. On y apprend comment une république moderne s'autorise de telles situations, c'est édifiant sur l'état de nos "démocraties" modernes, qui ne sont que des aristocraties déguisées.