
Hello !
- Oui, ton impression est parfaitement justifiée : le DPDT est exploité au max dans ces conditions.
Il faudrait donc plutôt envisager un 3PDT pour activer une signalisation par Led de la position du switch. Quelquefois, la différence de prix et/ou de disponibilité entre un DPDT très classique et un 3PDT un peu plus rare justifie qu'on puisse vouloir s'en passer, mais c'est pas toujours le cas.
- Concernant le risque d'atténuation, cela dépend complètement des circuits qui sont utilisés à la fois en interne dans le montage (ici, chaque Proco RAT) ainsi que ceux qui suivent le montage : en fait, il faut imaginer que le signal audio de l'instrument vient "alimenter" chaque Proco en permanence d'une part, et que d'autre part, en position standby, il va être
aussi connecté au dispositif audio qui suit cette pédale (une autre pédale d'effet ou un préampli, selon le cas).
Dans le cas où on récupère le signal de sortie à la sortie du Proco (Effet ON), le signal d'entrée n'est atténué que par l'impédance d'entrée du Proco. Dans l'autre cas (StandBy), il est à la fois soumis à l'impédance du Proco
ET à l'impédance du circuit suivant (Préampli, par exemple), mises en parallèle. En théorie, si on suppose que l'impédance de 47Kohms (habituelle en audio) est celle en entrée sur le Proco, et également celle en entrée sur un préampli d'instrument qui suit (celui d'une table de mix, par exemple), l'impédance résultante de la mise en parallèle des deux entrées en mode StandBy sera donc de la moitié, soit 23.5Kohms. Ça provoquerait en principe une atténuation d'environ 3dB, si mes calculs sont bons.
Mais ça, c'est complètement théorique, donc de simples suppositions de ma part. Selon l'appareil qui sera connecté en sortie, ou encore si l'impédance d'entrée de chaque Proco est différente des habituels 47K, l'atténuation générale en standby sera donc différente, soit plus élevée, soit plus faible : il n'y a qu'un bon vu-mètre/voltmètre audio bien étalonné qui te donnera la réponse, une fois les montages et les branchements effectués.

...Ou bien une boule de cristal, peut-être ?
- Pour les masses, c'est à la fois simple, mais délicat : malgré la saison, il est très recommandé d'éviter absolument les "guirlandes" !
En général, les masses audio et les masses d'alimentation (en courant continu, le 0V) sont communes sur les PCB. C'est normal, pour que les transistors et les circuits intégrés des préamplis puissent fonctionner. Si on raccorde plusieurs masses sous forme de "guirlandes", et que certaines se retrouvent accidentellement mises en parallèle, on risque de créer des "boucles de masse" qui peuvent provoquer des ronflettes et du buzz. Pour être sûr d'éviter cela, la meilleure solution est de définir un point "central", et de relier chaque élément du montage qui requiert une liaison à la masse (un jack, un PCB, une Led de signalisation, etc) selon un câblage dit "
en étoile" où chaque élément relié à la masse crée une nouvelle branche partant
exclusivement de ce point central. Ainsi, le risque de boucle est réduit au minimum.
Dans le cas d'une alimentation secteur interne avec mise à la terre, il est aussi très fréquent que la masse audio, le 0V et le fil de terre soient reliés ensemble sur ce point central.

A noter que sur les boîtiers et/ou les panels en métal, les socles des jacks
non isolés sont électriquement reliés ensemble, par assemblage (et on peut le vérifier à l'ohmètre). Il est donc inutile dans ce cas de câbler une mise à la masse pour chacun d'entre eux. Bien au contraire, car on créerait alors des boucles. Il suffit alors de ne relier qu'
un seul socle jack au point central de masse, et c'est lui qui va donc "fixer le potentiel" de l'ensemble du panel/boitier et des autres socles jack à la masse.
C'est le seul cas de "guirlande" qui soit tolérable, à moins bien sûr d'utiliser des rondelles d'isolation sur chaque socle jack.
...Et voilà ! T'ai-je bien répondu ?
