
Salut, toi !

...Pour se débarrasser des éventuelles
charges statiques que l'on peut accumuler sur soi en toutes occasions, c'est tout simple : d'abord trouver une prise secteur avec terre (
réellement reliée à la terre, bien sûr !

), et ensuite il faut simplement toucher pendant une ou deux secondes la fiche mâle qui dépasse de la prise murale secteur, c'est celle qui est reliée au fil de terre, généralement gainé d'un isolant rayé jaune et vert.

...C'est tout !
Maintenant, tu peux tranquillement poser tes doigts sur les pattes de ton 5501 sans risquer de lui filer un électrochoc. Dans le doute au moment d'une soudure sur le PCB, si ton fer à souder n'est pas relié à la terre à cause d'une rallonge ou d'une multiprise, tu peux faire la même chose en posant un instant le bout de ta panne sur la fameuse fiche de terre.
En faisant cela, le niveau de potentiel électrostatique de ton corps ou de l'outil que tu tiens à la main revient instantanément à celui de la terre en se chargeant ou déchargeant d'un coup. Généralement, on ne sent rien et on ne voit rien de particulier quand on touche avec les doigts, mais si on utilise un petit objet métallique non isolé tenu très près de la fiche de terre, il est parfois possible de détecter une toute petite étincelle dans l’obscurité.

...D'un point de vue pratique à l'atelier, il existe aussi dans le commerce des "
bracelets antistatiques" (et même parfois des "
tapis antistatiques" en mousse graphitée légèrement conductrice), munis d'un petit fil électrique de quelques dizaines de cm de long qui se finit par une pince croco non isolée. Il suffit de laisser clipsée la pince croco sur la fiche de terre d'une prise secteur et de garder le bracelet conducteur au poignet pour rétablir et surtout conserver en permanence le potentiel de son corps au même niveau que celui de la terre.

Pour info, le corps humain est capable d’accumuler des charges statiques à des tensions étonnantes, en particulier lorsque le temps est très sec et venteux, et que l'on porte des chaussures aux semelles électriquement très isolantes et des vêtements en matières synthétiques et/ou en laine. Chez nous dans le sud-est, par temps de mistral très sec, c'est très fréquent de choper des "
coups de jus" l'hiver en sortant de voiture avec des baskets à semelles épaisses et des vêtement en polaire. Et ça pique !
Il suffit parfois de marcher quelques minutes seulement en traînant les pieds en pantoufles sur une moquette ou un sol vinyle pour se charger électriquement à plusieurs centaines de volts. Et quand c'est le moment de se faire une bise avant d'aller se coucher, c'est l'électrochoc familial ! Expérience vécue avec mon gamin à l'époque...

...Heureusement, c'est seulement de l'électricité statique, relativement inoffensive pour l'organisme humain, même si c'est parfois douloureux de prendre ce genre de "chtar" sur des parties sensibles (le visage et le nez en particulier quand on se fait la bise, par exemple). En revanche, la différence de potentiel peut parfois atteindre
plusieurs kilovolts et créer des étincelles de plusieurs mm de long parfaitement visibles dans l'obscurité ou la pénombre (à la façon d'une
machine de Wimshurst).

Sur un circuit intégré de RAM statique ou CMOS, et des transistors et AOPs en technologie J-Fet, de telles tensions électrostatiques sont généralement destructrices. Les circuits récents CMOS bufférisés (avec un B en suffixe de leur référence, par ex 4011B ou 4024B), possèdent un certain niveau d'immunité à ce genre d'inconvénient. Mais les circuits de "première génération" comme les RAMs statiques des années 90 et les CMOS non bufférisés de la même époque sont particulièrement fragiles sur ce point-là. Le pire, c'est que cela peut détruire seulement une partie des transistors et micro-condensateurs gravés sur la galette de silicium, donc provoquer une panne partielle, voire parfois une "inexplicable" panne intermittente...

Maintenant, te voilà averti des dangers pervers et des fourbes méfaits des charges statiques sur nos jolies machines des années 80/90, celles qui commençaient à peine à bénéficier des systèmes informatisés avec leurs fragiles circuits logiques, leurs RAMS statiques et leur processeurs 8 bits cadencés à 1MHz !

...A toi d'en tenir compte désormais !

...Pense déjà que pour la synchro d'horloge, si tu comptes sur un branchement direct avec le pulse positif ou négatif d'une machine externe, tu risques encore d'avoir des soucis de potentiels statiques parasites, et peut-être même de tensions d'alim différentes (celle de la SR-88 est en 5V maxi, il me semble). Il vaudrait mieux envisager une séparation galvanique totale avec le 5501, trop fragile pour encaisser les surtensions et les charges statiques. Perso, je verrais bien une commande de synchro à travers un optocoupleur, par exemple.
Amuse-toi bien en tout cas !
