Pulsophonic a écrit :Voici une version étonnante d'ethnicolor de JMJ adaptée pour Amstrad CPC 6128.
Connaissant très bien les machines de l'époque j'ai plus qu'un gros doute sur le faite que le son vienne d'un CPC 6128...
C'est plutôt une version Atari ST ou Amiga, ce qui était déjà bien pour ces machines à l'époque ou la place mémoire était rare.
Et ce n'est évidemment pas Jean Michel Jarre qui s'occupait de l'adaptation de ses musiques mais un programmeur qui essayait de couper des échantillons les plus petits possibles.
D'ailleurs on entend bien la bidouille d'un échantillon jouer à 2 vitesses différentes pour gagner 50% de place sur une des parties.
Concernant l'Amiga, je me souviens encore quand j'ai entendu pour la première fois la musique de Marble Madness... Je m'étais demandé comment il pouvait y avoir un son aussi doux par rapport à l'agressivité des sons basiques qu'on avait l'habitude d'entendre sur les machines de l'époque. Ce n'est que récemment que j'ai appris qu'il y avait un filtre analogique qui était justement là pour filtrer les sons qui sortaient de la puce Paula et qui permettait de donner cette douceur typique d'un filtre passe bas pas trop ouvert.
Paula est le composant audio principal de l'Amiga, il permet de jouer du son stéréo par DMA matériel sur quatre canaux. Deux canaux sont mélangés sur la sortie audio gauche et les deux autres sur la sortie audio droite, produisant ainsi un son stéréo. L'échantillonnage se fait en 8 bits PCM jusqu'à un taux de 28867 Hz (en NTSC) ou de 28837 Hz (en PAL). Sa fréquence est de 3546895 Hz en PAL et 3579545 Hz en NTSC. Il est cependant possible d'émuler du son 14 bits avec le DMA, en modulant deux canaux et le réglage du volume sur 6 bits. Un filtre audio analogique (style filtre de Butterworth) est disponible sur les Amiga, qui permet de filtrer/adoucir les sons des quatre canaux de Paula. Ce filtre est externe à Paula et sa désactivation se matérialise par un changement de luminosité de la LED d'alimentation (moins de luminosité, voire LED complètement éteinte pour les premiers A500).
Paula est aussi le contrôleur des lecteurs de disquette, de la souris, du clavier, des ports externes et des interruptions pour diverses tâches système. Cette puce portait le nom de Portia sur le Lorraine, le prototype du premier Amiga, ainsi que sur l'Amiga Developer System. On doit sa conception notamment à Glenn Keller et Jay Miner.